L’existant
Terrain en cœur de tissu bâti, ouvert en fouille générale ; les bords de la fouille sont tenus par des parois de soutènement butonnées par des rondins de bois inclinés.
Ouvrages visibles sur les photos
- Fouilles de semelles isolées et filantes, tracées au cordeau
- Nappes et cages d’armatures des semelles, longrines de liaison
- Semelles coulées avec attentes des poteaux
- Fosse technique montée en blocs à bancher
- Murs en blocs béton, poteaux et chaînages
- Poutres en béton armé coffrées et étayées, planchers posés sur les appuis
Lecture de chantier
Le fond de fouille, avant tout
Chaque semelle a sa fouille, tracée au cordeau entre des chaises d’implantation. Une des photos montre une fouille remplie d’eau après la pluie : c’est le moment où l’on pompe, où l’on purge la terre ramollie et où l’on recontrôle le fond avant de poser l’acier. Une semelle coulée sur un fond détrempé ne porte pas ce qu’elle devrait porter.
Semelles et longrines
Les semelles isolées reçoivent une nappe d’armatures inférieure ; des longrines ferraillées en cage les relient entre elles. Sous les futurs voiles, la semelle s’élargit et ses attentes verticales sont déjà en place. Une fois coulées, les semelles laissent dépasser les barres en attente qui assureront la continuité avec les poteaux.
Monter la structure
Au niveau supérieur, les poutres sont coffrées en bois et portées par des étais métalliques jusqu’à ce que le béton ait atteint sa résistance. Les cages d’armatures des poutres suivantes attendent sur leurs appuis ; les murs en blocs ferment les volumes entre les poteaux.
Ce que ce chantier rappelle
- Un fond de fouille se contrôle juste avant le coulage, pas la veille.
- Les attentes laissées dans les semelles décident de la continuité de toute la structure.
- On ne désétaie une poutre que lorsque le béton le permet, selon les prescriptions du bureau d’études.
Pour aller plus loin : construction neuve, lot gros œuvre, fondations et dalles.

















