Ce que nous réalisons
- Démolition préalable d’une véranda, d’un appentis ou d’une annexe existante.
- Implantation, terrassement et fondations (semelles filantes, semelles isolées et longrines selon l’étude).
- Soubassement et plancher bas : dallage sur terre-plein ou plancher porté sur vide sanitaire.
- Murs en blocs béton ou en briques, chaînages horizontaux et verticaux, linteaux, appuis.
- Plancher haut ou dalle de toiture-terrasse, en coordination avec le charpentier et le couvreur.
- Ouverture dans le mur de la maison pour relier les deux volumes, avec étaiement et poutre sur note de calcul.
- Reprises de seuils, réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées, regards, abords immédiats.
La jonction avec l’existant, là où une extension se joue
La maison existante a ses fondations, souvent peu profondes et rarement documentées. L’extension aura les siennes, neuves, dimensionnées pour le sol d’aujourd’hui. Les deux volumes ne tasseront pas de la même façon : c’est ce mouvement différentiel qui ouvre des fissures au droit du raccord quand rien n’a été prévu.
- Connaître l’existant : un sondage au pied du mur de la maison renseigne sur la profondeur et l’état de ses fondations avant de dessiner celles de l’extension.
- Choisir la liaison : en sol argileux, la règle de l’art — reprise par l’arrêté du 22 juillet 2020 pour les zones exposées — est de désolidariser par un joint de rupture deux volumes fondés différemment, plutôt que de les solidariser.
- Caler les niveaux : niveau fini du plancher de l’extension aligné sur celui de la maison, seuil et pentes extérieures vers l’extérieur.
- Traiter l’eau : relevés d’étanchéité et solins à la jonction toiture-mur, gouttières et descentes raccordées, pas d’eau rejetée au pied des fondations.
- Assurer la continuité thermique : isolant du plancher bas et des murs raccordé à celui de la maison, sans pont thermique au droit du raccord.
Plain-pied, à l’étage, sur terrain en pente : trois chantiers différents
De plain-pied
Le cas le plus fréquent. Le choix entre dallage sur terre-plein et plancher sur vide sanitaire dépend du sol, de l’humidité et de l’écart de niveau avec la maison. Un vide sanitaire ventilé isole le plancher d’un sol argileux ou humide.
À l’étage, sur poteaux
Quand le jardin est en contrebas ou qu’on veut garder un espace couvert dessous, l’extension est portée par des poteaux et des poutres en béton armé. Les charges se concentrent sur quelques semelles isolées : leur dimensionnement relève du bureau d’études.
Sur terrain en pente
Une partie des murs devient enterrée : elle reçoit la poussée des terres et l’eau du terrain. Murs de soubassement, drainage et protection des parois enterrées sont alors des ouvrages à part entière, à prévoir dès le devis.
Quelle autorisation pour une extension ?
| Situation | Jusqu’à 5 m² | De 5 à 20 m² | De 20 à 40 m² | Au-delà de 40 m² |
|---|---|---|---|---|
| Zone urbaine (U) d’un PLU | Déclaration préalable | Déclaration préalable | Déclaration préalable, ou permis si la surface totale dépasse 150 m² | Permis de construire |
| Hors zone U ou secteur protégé | Déclaration préalable | Déclaration préalable | Permis de construire | Permis de construire |
Le recours à un architecte est obligatoire pour déposer le permis lorsque la surface de plancher totale après travaux dépasse 150 m². Le PLU de la commune fixe en outre l’emprise, les hauteurs, les reculs et l’aspect autorisés : consultez le service urbanisme avant de figer le projet. Nous intervenons sur un projet autorisé ; l’autorisation est demandée par le maître d’ouvrage ou son architecte.
Déroulé type d’un chantier d’extension
Visite et relevé
Accès au jardin, nature du sol en surface, état du mur de la maison, réseaux enterrés, voisinage.
Préparation
Démolitions préalables, protection des abords et de la maison, installation de chantier.
Fondations
Implantation, fouilles, contrôle du fond de fouille, ferraillage, coulage.
Soubassement et plancher bas
Arases, vide sanitaire ou dallage, réseaux en attente sous le plancher.
Élévations
Murs, chaînages, linteaux, appuis ; plancher haut ou dalle de toiture.
Ouverture dans l’existant
Étaiement, poutre, démolition sous la poutre, reprise des tableaux.
Hors d’eau et réception du gros œuvre
Coordination avec charpente et couverture, contrôle des niveaux et des aplombs, levée des réserves.
Ce qui fait varier le coût d’une extension
- L’accès : un jardin sans passage pour un engin impose terrassement et évacuation à la main.
- Le sol : profondeur des fondations, présence d’eau, volume de terres à évacuer.
- Le type de plancher bas : dallage sur terre-plein ou vide sanitaire.
- L’ouverture dans la maison : portée, nature du mur, nombre de niveaux au-dessus.
- Les raccordements : eaux pluviales, eaux usées, regards à créer ou à déplacer.
- Les démolitions préalables et l’état de ce qui est démoli.
Nous ne publions pas de prix au mètre carré : il mélange des chantiers qui n’ont rien en commun. Le devis est établi sur plans et après visite.
Questions fréquentes
Faut-il un permis de construire pour une extension ?
Pas toujours. En zone urbaine d’un PLU, une déclaration préalable suffit généralement jusqu’à 40 m², sauf si la surface totale de la maison dépasse alors 150 m². Hors zone urbaine, le permis est requis au-delà de 20 m². Le service urbanisme de la mairie confirme la règle applicable à votre parcelle.
Une étude de sol est-elle obligatoire pour une extension ?
La loi impose une étude géotechnique pour la construction d’une maison en zone d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles ; la page de Géorisques consacrée à ces obligations ne traite pas des extensions. Quelle que soit la réponse juridique, fonder une extension sans connaître le sol reste un pari : nous recommandons au minimum un sondage et, en zone argileuse, une étude.
Peut-on faire une extension sans architecte ?
Oui si la surface totale après travaux ne dépasse pas 150 m² ; au-delà, l’architecte est obligatoire pour le permis. Dans tous les cas, des plans cotés sont nécessaires pour chiffrer et construire.
Peut-on rester dans la maison pendant les travaux ?
Le plus souvent oui : la maison reste close jusqu’à l’ouverture du mur de liaison, réalisée une fois l’extension hors d’eau. Le phasage est discuté avant le démarrage.
Extension en maçonnerie ou en ossature bois ?
Nous réalisons des extensions maçonnées. Pour une ossature bois, nous pouvons réaliser les fondations et le soubassement ; l’ossature relève d’un charpentier.




