L’existant
Annexe ancienne de plain-pied, murs enduits et toiture dégradée, adossée à des murs mitoyens qui portent encore les traces des pièces d’origine.
Ouvrages visibles sur les photos
- Démolition de l’annexe, murs mitoyens conservés
- Terrassement à la pelle et évacuation
- Semelles coffrées bois, longrines et soubassement en blocs
- Plancher sur vide sanitaire : poutrelles, entrevous isolants, treillis, dalle de compression
- Murs en blocs béton, chaînages, poutres et linteaux coulés en place
- Grandes ouvertures (baies, porte de garage) sous linteau continu
Lecture de chantier
Démolir sans fragiliser les mitoyens
L’annexe est démolie jusqu’au sol, mais les murs mitoyens restent : ils portent encore les carrelages et les peintures des anciennes pièces. Les nouvelles fondations sont implantées au pied de ces murs sans les déchausser.
Un terrain où l’eau monte vite
Les semelles sont coffrées en planches dans des fouilles qui se remplissent d’eau après la pluie. Sur ce type de terrain, on pompe et on contrôle le fond de fouille avant de couler. Les semelles décoffrées laissent dépasser les attentes des chaînages verticaux.
Un plancher qui ne touche pas le sol
Sur le soubassement en blocs, le plancher bas est porté : poutrelles précontraintes, entrevous en polystyrène qui isolent par-dessous, treillis soudé et chaînages, puis dalle de compression. Le vide sanitaire ventilé sépare l’habitation d’un sol humide.
Monter et couvrir
Les murs montent en blocs béton ; au-dessus des grandes ouvertures, une poutre en béton armé est coffrée et étayée sur toute la longueur. Le solivage bois de la toiture vient ensuite s’appuyer sur ces poutres avant la couverture métallique.
Ce que ce chantier rappelle
- Un vide sanitaire découple le plancher d’un sol humide ou argileux.
- Conserver un mur mitoyen impose de fonder à son pied sans le déchausser.
- Une grande baie se dessine avec son linteau : section et appuis viennent du calcul, pas de l’habitude.
Pour aller plus loin : extension, fondations et dalles.


















