Maçonnerie dans le Val-d’Oise : vingt communes, leurs sols et leurs bâtis

Nous intervenons dans tout le Val-d’Oise depuis Saint-Brice-sous-Forêt. Vingt communes ont leur fiche, à commencer par celles qui entourent notre siège ; pour tout le département, voici ce qui compte pour un chantier de gros œuvre : ce qu’il y a sous le terrain, les risques qui en découlent, et les murs qu’on trouve selon les époques.

Vingt communes, lues par un maçon

Classées par distance au siège de Saint-Brice-sous-Forêt. Pour chacune : le bâti par époque, l’exposition aux argiles, les plans de prévention des risques, et ce qu’on regarde d’abord avant de chiffrer.

5 km10 km15 km20 kmN1. Saint-Brice-sous-Forêt12. Groslay23. Montmorency34. Sarcelles45. Domont56. Soisy-sous-Montmorency67. Écouen78. Deuil-la-Barre89. Montmagny910. Ézanville1011. Villiers-le-Bel1112. Enghien-les-Bains1213. Eaubonne1314. Garges-lès-Gonesse1415. Ermont1516. Gonesse1617. Franconville1718. Argenteuil1819. Pontoise1920. Cergy20
Centres des communes, à vol d’oiseau. Cercles de 5, 10, 15 et 20 km autour du siège (point orange, numéroté 1).
  1. Saint-Brice-sous-ForêtSiège · 15 063 hab.Argiles : forte · 1 PPR
  2. Groslay2 km · 8 453 hab.Argiles : moyenne · 1 PPR
  3. Montmorency2 km · 21 763 hab.Argiles : à la parcelle · 1 PPR
  4. Sarcelles3 km · 59 173 hab.Argiles : moyenne · 1 PPR
  5. Domont3 km · 16 065 hab.Argiles : forte · 1 PPR
  6. Soisy-sous-Montmorency3,5 km · 18 008 hab.Argiles : à la parcelle · 1 PPR
  7. Écouen4 km · 7 202 hab.Argiles : moyenne · 1 PPR
  8. Deuil-la-Barre4 km · 23 099 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  9. Montmagny4 km · 15 105 hab.Argiles : forte · 1 PPR
  10. Ézanville4 km · 9 858 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  11. Villiers-le-Bel4,5 km · 30 053 hab.Argiles : moyenne · 1 PPR
  12. Enghien-les-Bains4,5 km · 11 432 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  13. Eaubonne5 km · 26 211 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  14. Garges-lès-Gonesse5,5 km · 41 791 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  15. Ermont6,5 km · 29 489 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  16. Gonesse8,5 km · 27 707 hab.Argiles : faible · 1 PPR
  17. Franconville9 km · 37 754 hab.Argiles : moyenne · aucun PPR
  18. Argenteuil9,5 km · 106 130 hab.Argiles : moyenne · 3 PPR
  19. Pontoise18,5 km · 31 970 hab.Argiles : faible · 2 PPR
  20. Cergy22 km · 70 906 hab.Argiles : faible · 2 PPR

Ce qu’il y a sous le terrain

Plateaux couverts de limons, buttes-témoins coiffées de meulière, vallées tapissées d’alluvions : la même maison ne se fonde pas de la même façon partout.

Coupe schématique des terrains du Val-d’OiseDe bas en haut : craie à silex, calcaire grossier, gypse et marnes, sables, meulière au sommet des buttes ; limons sur les plateaux, alluvions au fond des vallées. Schéma sans échelle.ValléePlateauButte-témoin
  • Craie à silex
  • Calcaire grossier
  • Gypse et marnes
  • Sables
  • Meulière
  • Limons des plateaux
  • Alluvions
Schéma sans échelle, simplifié d’après les notices des cartes géologiques du BRGM. Il ne remplace pas une étude de sol.
Les terrains du Val-d’Oise, lus par un maçon (d’après les notices géologiques du BRGM)
TerrainOù on le rencontreCe que ça change sur le chantier
Craie à silexLe socle du département. Elle affleure sur certains versants de vallée et au cœur des plateaux de l’ouest.Altérée et fragmentée près de la surface : le rocher sain se trouve à quelques mètres.
Calcaire grossierPlusieurs dizaines de mètres d’épaisseur sous les plateaux.La pierre à bâtir historique du département : moellons et pierre de taille. L’eau y circule par les fissures.
Gypse et marnesEn masses sous les buttes et les coteaux.Soluble dans l’eau, exploité pour le plâtre en carrières à ciel ouvert et souterraines. D’où les anciennes carrières et les risques de dissolution.
SablesPlusieurs étages sableux, épais sous les buttes.Ils portent des nappes, parfois perchées : de l’eau peut apparaître en fond de fouille.
MeulièreCoiffe les buttes-témoins, en blocs compacts ou caverneux pris dans une argile.La pierre des pavillons du début du XXe siècle : siliceuse, poreuse, montée à la chaux.
Limons des plateauxCouvrent les plateaux, de quelques décimètres à plusieurs mètres.Ont fourni la terre à briques. Sensibles à l’eau : un fond de fouille limoneux se dégrade vite sous la pluie.
AlluvionsFonds des vallées.Terrains compressibles et nappes proches : fondations à concevoir avec une étude.

Les risques qui changent une fondation

Les chiffres départementaux disponibles datent de 2009 ; la carte nationale des argiles a été révisée en 2026. L’état des risques de votre parcelle fait foi.

Le département est classé en zone de sismicité 1 (très faible), comme l’ensemble de l’Île-de-France.

Vérifier une parcelle avant de dessiner

Quatre réflexes, gratuits ou presque, avant de figer un projet d’extension, de surélévation ou de construction.

  1. L’état des risques de la parcelle

    Géorisques génère l’état des risques d’une adresse ou d’une parcelle : argiles, cavités, inondation, plans de prévention.

    Géorisques — Connaître les risques près de chez soi (état des risques)

  2. Les carrières

    Le Val-d’Oise est couvert par l’Inspection générale des carrières, service interdépartemental. Elle renseigne sur une parcelle à partir de ses références cadastrales et conseille de la consulter avant un permis ou une déclaration préalable.

    Inspection générale des carrières (service interdépartemental 78, 91, 95)

  3. Le PLU et ses annexes

    Les plans de prévention des risques sont des servitudes annexées au PLU : le service urbanisme de la commune les communique.

    Service-public.fr — Agrandissement extérieur ou surélévation : quelle autorisation ? (vérifié le 11/12/2024)

  4. L’étude géotechnique

    Elle seule transforme ces informations générales en prescriptions pour votre terrain et votre projet.

    Géorisques — Étude géotechnique : recommandations et réglementation

Les murs qu’on trouve, époque par époque

Part des résidences principales du département selon leur époque de construction (INSEE, recensement 2023), et ce qu’on trouve le plus souvent dans les murs. La seconde colonne est un repère de maçon : l’existant se vérifie toujours sur place.

  • Avant 19195 %

    Moellons calcaires, pierre de taille, brique ; mortiers de terre et de chaux, enduits plâtre ou chaux. Maisons de cette époque : 18 588.

  • 1919–19457,2 %

    Pavillons en meulière ou brique jointoyés à la chaux, soubassement en meulière, planchers sur poutrelles et voûtains au-dessus des caves. Maisons de cette époque : 25 031.

  • 1946–197023,5 %

    Reconstruction puis premiers grands ensembles : plans-types, béton et blocs se généralisent. Maisons de cette époque : 42 527.

  • 1971–199034,8 %

    Pavillons de constructeur en matériaux industriels, généralement blocs béton enduits ; grands ensembles. Maisons de cette époque : 77 136.

  • 1991–200514,3 %

    Blocs béton ou briques creuses, isolation par l’intérieur, chaînages systématiques. Maisons de cette époque : 31 666.

  • 2006–202015,3 %

    Construction récente, réglementations thermiques successives. Maisons de cette époque : 18 076.

Meulière, brique, moellon : traiter l’ancien avec ses matériaux

Les murs anciens du département sont montés à la chaux et respirent. Le CAUE du Val-d’Oise le rappelle : les enduits ciment dérèglent les transferts de vapeur d’eau de ces parois. Sur une meulière ou un moellon, on rejointoie et on enduit à la chaux, on remplace une pierre par une pierre.

Les pavillons de l’entre-deux-guerres ont souvent un soubassement en meulière, une cave et un plancher bas sur poutrelles et voûtains de brique : avant une surélévation ou une grande ouverture, ce sont ces ouvrages-là qu’on regarde en premier. Voir la surélévation et les reprises structurelles.

Repères INSEE (2023) : 183 communes, 546 347 logements, dont 41,8 % de maisons. Source

Zone d’intervention

Tout le Val-d’Oise (95).

Pour un projet en limite du département, décrivez-le dans le formulaire : nous vous répondons sur la possibilité de le prendre, sans engagement de votre part.

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  • Plans ou croquis cotés
  • Photos de l’existant
  • Étude de sol ou de structure, si elles existent
  • Autorisation d’urbanisme obtenue ou en cours